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The Cure : Inspirations musicales et littéraires

Le groupe est rattaché au rock gothique pour ses albums de la trilogie sombre, Seventeen Seconds, Faith, et Pornography. The Cure a toujours refusé cette étiquette ou d’être rangé dans tout autre style précis.

Le groupe s’est ensuite éloigné du genre gothique pour sortir une série de singles pop, (Let’s Go To Bed, The Walk et The Lovecats) tout en explorant par la suite d’autres univers parfois psychédéliques, jazzy, rhythm and blues, funky et aussi le flamenco. Le groupe renoue avec la musique gothique pour leur album Disintegration à la fin des années 1980.

Robert Smith a revendiqué comme influences plusieurs musiciens et groupes dont Jimi Hendrix, David Bowie, The Beatles, Wire, The Buzzcocks, Elvis Costello, Siouxsie and the Banshees, The Stranglers, Joy Division, Nick Drake, Echo & The Bunnymen ou encore The Psychedelic Furs.

Dans ses textes, on trouve l’influence d’œuvres littéraires de Albert Camus, Penelope Farmer, Franz Kafka, Mervyn Peake, J. D. Salinger et Charles Baudelaire.

Paroles des chansons

Les textes des chansons sont écrits par Robert Smith (à l’exception de All Cats are Grey et Doubt, figurant sur l’album Faith, signées respectivement Lol Tolhurst et Simon Gallup) et tiennent une place aussi importante que la musique du groupe.

Plusieurs journalistes ont souligné l’intérêt des paroles écrites par Smith. Loin d’être des chansons engagées politiquement ou socialement, elles dessinent « un monde intime, secret, hanté d’images floues, de subtiles tentations, de conflits extérieurs, d’ambigüité et de déchirements, de fantasmes et de contradictions » d’après Philippe Blanchet.

Selon Thierry Desaules, les paroles de l’album Pornography sont « tout bonnement sublimes et d’une grande poésie ».

Georges Daublon consacre un article de plusieurs pages aux textes de Robert Smith dans Best en 1985, relevant que les mots « froid, noir, nuit, tuer, mort, mourir, perdre, se perdre, saigner, sang, tomber, chute, feu, brûler, rire, cri, yeux, bouche » reviennent très souvent.

Influence sur d’autres artistes

L’influence musicale de The Cure s’exerce sur des groupes comme Placebo, The Smashing Pumpkins (les membres de ces deux formations ont collaboré avec Robert Smith, le leader de Placebo aura même l’occasion d’interviewer son idole), Interpol, Mogwai, Bloc Party, The xx, Korn qui a invité Robert Smith lors de son MTV Unplugged.

Un nombre important de cover bands a vu le jour à travers le monde (par exemple, CureHeads en Grande-Bretagne, Curiosity en Belgique, The Spinning Tops en France) et plusieurs compilations hommages regroupant divers artistes reprenant le répertoire de The Cure sont sorties (notamment Imaginary Songs avec des artistes français comme -M-, Dionysos ou Mickey 3D et Pink Pig Project qui comporte pas moins de 14 CD).

La popularité et l’influence de The Cure peuvent aussi se mesurer avec l’apparition, dans les années 1980, du groupe néerlandais The Essence, véritable groupe-clone reproduisant dans ses disques les arrangements des britanniques et copiant la voix et le phrasé de Robert Smith.

En dehors du domaine musical, on trouve l’influence de The Cure chez le cinéaste Tim Burton qui a révélé s’être inspiré de Robert Smith pour créer le personnage d’Edward aux mains d’argent.

Le chanteur servira aussi de modèle pour Trey Parker et Matt Stone, créateurs de la série d’animation South Park, dans l’épisode Mecha Streisand. La version animée de Robert Smith y apparaît, et le musicien double lui-même son personnage dans la version originale.

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